L’hoplite Spartiate et ses accessoires indispensables

L’image du guerrier spartiate, aussi appelé hoplite spartiate, a bien changé à travers le temps. Néanmoins, certains éléments sont restés les mêmes.

Comme arme principale, l’hoplite porte une lance de 2,50 mètres environ. Celle-ci est confectionnée à partir de bois de frêne. Le tronc de cet arbre, droit et robuste, évite à l’arme de se plier ou de casser facilement. Quant à la pointe de la lance, en forme de feuille, elle est en fer. Une pointe en métal était disposée de l’autre coté et était utilisée pour enfoncer la lance dans la terre ou comme pointe secondaire.

En guise d’arme de secours, l’hoplite dispose d’une épée lui permettant de se battre lorsque sa lance se brise. Celle-ci est devenue de plus en plus courte au fil du temps afin de la rendre plus facile d’utilisation lorsque les deux phalanges[1] adverses se rencontrent. Cette arme est en bronze à double tranchant, d’une longueur de 30 à 60 cm. Aux Ve et VIe siècles avant notre ère, le kopis courbé commence à se propager en Grèce.

Un des équipements les plus importants est le bouclier. Il permet de protéger le flanc gauche de l’hoplite ainsi que le flanc droit du voisin. Il est concave au point de ressembler à un bol plutôt qu’à une assiette, possède un diamètre de 90 cm et pèse près de 9 kg. Ce bouclier est composé de planches de chênes pliées et collées ensemble. A Sparte, il semble avoir la particularité d’être entièrement recouvert d’une fine couche de bronze. L’emblème de la cité, le lambda, initiale du nom Lacédémone, était vraisemblablement peint sur la face du bouclier.

Pour ce qui est de la cuirasse en bronze, elle est en forme de cloche. Elle évolue par la suite, au Ve siècle avant notre ère. Elle devient plus confortable et des détails sont ajoutés afin de modéliser un corps d’homme musclé. Afin de limiter les frottements entre la peau et la cuirasse, le fantassin porte une sorte de chemise en lin ou en laine.

Vers -425, l’accent est mis sur la mobilité. L’hoplite spartiate abandonne sa cuirasse et ses protections pour ne revêtir qu’une tunique de couleur pourpre, l’exomis. Beaucoup de cités grecques utilisèrent une cuirasse légère constituée de couches de lin et de renforts en bronze, le linothorax. Malheureusement, on ne sait pas si elle fut utilisée à Sparte.

Enfin, le casque corinthien est utilisé à Sparte à l’époque de l’invasion perse. Il protège très bien la tête et le visage. Malheureusement, il pèse lourd en plus d’être étouffant. Pendant et après la guerre du Péloponnèse, c’est le casque pilos qui est utilisé à Sparte. Celui-ci, de forme pointue, et confectionné en cuir renforcé de bronze, ne protège que le haut du crâne. Les oreilles n’étant pas recouvertes, il permet de mieux entendre les ordres sur le champ de bataille au milieu du fracas des armes et des cris des blessés.

La cape rouge caractéristique du guerrier spartiate complète l’image.

période archaïque
période classique.

Captures d’écran Total War: Rome II

[1] Phalange : formation de combat grecque très compacte.

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